Il y a des dimanches soirs où on reste scotché devant sa télé jusqu’à minuit passé, un café froid à la main, pour voir un mec en polo rentrer un putt de 4 mètres. Le 12 avril dernier, ça a été un de ces soirs. Rory McIlroy qui remet ça au Masters, deux ans après avoir enfin bouclé son Grand Chelem à Augusta. Sa phrase d’après-victoire résume assez bien le truc : «Je n’arrive pas à croire que je l’ai refait».
Franchement, nous non plus.
Ce qui rend un Majeur… majeur
Il y a une centaine de tournois professionnels par an sur les grands circuits. Et pourtant, à peine quatre comptent vraiment dans la légende. Masters d’Augusta en avril, PGA Championship en mai, US Open en juin, The Open Championship en juillet. Point final. Le reste, c’est du remplissage entre deux dates rouges du calendrier.
Pourquoi cet écart énorme ? Parce qu’un Majeur ne se joue pas comme les autres. Les parcours sont tordus à mort, les greens ressemblent parfois à des patinoires, les roughs à des forêts. On voit des joueurs top 10 mondial cartonner un +8 en deux jours et rentrer à la maison. Et c’est justement ça qui rend le spectacle dingue.

Le poids de l’histoire
Augusta, c’est Nicklaus, Palmer, Woods. St Andrews, c’est là où on joue au golf depuis le XVe siècle. Marcher sur ces fairways, pour un pro, c’est pas juste un tournoi de plus sur la carte. Les mecs le disent tous en interview : ça se joue autant dans la tête que dans le swing.
La saison 2026, un cru très bavard
Le millésime 2026 restera un truc à part. McIlroy qui décroche sa deuxième Veste Verte, ça faisait 25 ans qu’on n’avait pas vu un mec défendre victorieusement son titre à Augusta. Et à l’approche de The Open, l’Irlandais avouait lui-même une drôle de sensation : «J’ai l’impression que la saison des Majeurs passe de plus en plus vite». Effectivement, entre le premier coup à Augusta début avril et le dernier putt du British mi-juillet, il se passe à peine trois mois et demi. C’est court pour caser quatre monuments — et le détail qui met la puce à l’oreille peut parfois surgir là où on l’attend le moins.
Le truc c’est que cette compression rend chaque tournoi encore plus intense. Rater le Masters ? Il te reste trois cartouches. Rater les trois premiers ? Le British devient un enfer psychologique. Perso, c’est ce déroulé serré qui rend le suivi tellement addictif — un peu comme quand on enchaîne les sessions sur une plateforme du genre Casino Extra et qu’on perd la notion du temps, sauf qu’ici c’est le calendrier lui-même qui vous embarque.
Le cas McIlroy, ou l’art de faire durer le suspense
Le Nord-Irlandais est devenu, presque malgré lui, LE personnage principal du golf mondial. Après une décennie de quasi-victoires, de dimanches ratés et de conférences de presse où il tentait de tenir bon la baraque, sa consécration à Augusta en 2025 avait remis les pendules à l’heure. La confirmation en 2026, elle, change carrément le statut du bonhomme. On ne parle plus d’un talent, on parle d’un joueur qui construit sa place dans le panthéon en direct.
Comment on regarde tout ça (et où ça devient intéressant)
Petite révolution en coulisses : les droits TV du golf sont en train de bouger un peu partout en Europe. Nouveaux diffuseurs, nouvelles plateformes, nouveaux packages. Pour le spectateur lambda, ça veut dire une seule chose : il faut désormais fouiller un peu pour savoir où regarder son tournoi préféré.
Pour le Masters 2026, la diffusion en France s’est faite via les canaux habituels du sport premium, avec des directs qui commencent souvent tard le soir (décalage horaire américain oblige). Les puristes savent : les meilleurs moments d’un Majeur, c’est souvent entre 22h et 1h du matin, quand les leaders attaquent le back nine du dimanche.
- Masters : début avril, Augusta National (Géorgie, USA) — le seul Majeur qui se joue toujours au même endroit
- PGA Championship : mi-mai, parcours tournant aux États-Unis
- US Open : mi-juin, réputé pour ses conditions les plus dures du calendrier
- The Open Championship : mi-juillet, en rotation sur les links britanniques
Le facteur météo, ce grand oublié
On en parle jamais assez. Le Masters, c’est le printemps fleuri d’Augusta, souvent chaud, parfois orageux. Le British, c’est le vent qui te renvoie ta balle dans les gencives et la pluie horizontale. Un joueur peut être en tête de +2 sur un links battu par les rafales, quand sur un parcours calme le vainqueur finit à -20. Deux sports différents, presque.
Et le golf français dans tout ça ?
On ne va pas se mentir, ce n’est pas la période dorée. Victor Perez fait ce qu’il peut pour porter le drapeau, Antoine Rozner a eu ses moments. Mais les Français dans le top 20 d’un Majeur, on les compte sur les doigts d’une main sur les dernières années. Ça viendra peut-être. Ou pas. La formation existe, les jeunes progressent, la Ryder Cup 2018 à Saint-Quentin-en-Yvelines avait relancé l’intérêt du public… mais entre l’intérêt et la production de champions capables de rivaliser à Augusta, il y a un gouffre.
Le golf reste, en France, un sport de passionnés. Un peu confidentiel malgré ses 400 000 licenciés. Regarder un Majeur à la télé, c’est déjà un acte militant.
Pourquoi on continue de s’y accrocher
Il y a une aura vraiment particulière autour de ces quatre tournois. Une aura qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le sport individuel, sauf peut-être aux quatre tournois du Grand Chelem au tennis. C’est cette sensation que tout peut basculer sur un coup, qu’un no-name peut sortir du néant, qu’un favori peut s’écrouler au 17 — un peu comme dans un jeu où tu tires sur des cibles pour gagner du cash, où chaque tir peut tout changer en une fraction de seconde. Sergio Garcia qui gagne à 37 ans après 74 tentatives ratées. Jean van de Velde qui explose au 18e à Carnoustie en 99. Tiger qui revient d’entre les morts en 2019.
Ces moments-là, ils vous restent. Bien après que le trophée soit rangé dans une vitrine.
FAQ
Combien de Majeurs a gagné Rory McIlroy ?
Après son deuxième Masters en avril 2026, McIlroy compte plusieurs Majeurs à son palmarès, dont notamment ses deux Vestes Vertes à Augusta. Sa carrière est encore loin d’être terminée, et beaucoup le voient viser d’autres titres sur les prochaines saisons.
Pourquoi le Masters se joue-t-il toujours à Augusta ?
C’est le seul Majeur qui ne change jamais de lieu. Augusta National a été co-fondé par Bobby Jones dans les années 30 et le tournoi y est né en 1934. C’est cette permanence qui construit une grosse partie du mythe : chaque trou a une histoire, chaque green a vu passer des décennies de légendes.
Où regarder The Open 2026 en France ?
Les droits TV du golf évoluent régulièrement, avec plusieurs diffuseurs qui se partagent désormais les Majeurs en Europe. Le mieux reste de vérifier au dernier moment la grille des programmes sportifs, car la situation change parfois d’une saison à l’autre.
Est-ce qu’un amateur peut jouer un Majeur ?
Oui, chaque Majeur réserve un petit contingent de places aux meilleurs amateurs mondiaux, via des critères de classement ou des qualifications. Historiquement, quelques amateurs ont même passé le cut, ce qui reste un exploit assez fou vu le niveau des champs professionnels.